Je crois pas que je suis né pour ça. Ça ne me ressemble pas, ce n’est pas moi, mais je le fais quand même. Car il faut. Car quelque chose au dessus de tout ce que je peux contrôler m’ordonne de le faire, et de vivre avec. Avec mes regrets, mes peines, et ces joies qu’on a à avoir fait le bon choix contre le mauvais. Il vaut mieux avoir fait le bon choix que d’être soi-même. A moins qu’avoir fait le bon choix aurait été de rester soi-même et de faire ce qui était mal ? Je ne sais pas, et j’aimerais bien n’en avoir rien à faire, mais il s’avère que cette question résonne. Elle résonne dans ma tête et ne s’arrête pas. Et le sommeil… Je croyais qu’il allait m’épargner… Le traître. Il appuie sur la plaie, me donne une réponse, puis une autre sans jamais se fixer sur un choix. Je finis par le haïr… Et le craindre. J’ai honte. Honte de moi, honte de me poser cette question, honte d’être ainsi assujetti par un pourtant si sublime sentiment… Je suis bien laid.
20 avril 2011